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Le 24/04/2013

BIOLIE : la jeune pousse lorraine recherche des fonds pour industrialiser son procédé d'extraction d'huiles et d'actifs végétaux

Spin-off du LIBio, laboratoire d’ingénierie des biomolécules de l’Université de Lorraine, la société BIOLIE a été créée en 2012 pour développer et commercialiser un procédé d’extraction enzymatique d’huiles et d’actifs végétaux.

 

 

Qualifiée de "véritable pépite de la chimie verte", l’entreprise Biolie est - pour le magazine Challenges - l’une des 100 start-up françaises où il faut investir en 2013. Cette jeune pousse – très – prometteuse est issue des travaux du LIBio. L’idée de départ : remplacer l’hexane, un solvant chimique cancérigène et explosif, dans l’extraction des huiles alimentaires, principalement colza et tournesol. Guillaume Ricochon a fait sa thèse sur ce nouveau procédé qui a abouti à un dépôt de brevet en 2009. Il a confondé l’entreprise avec Lionel Muniglia, maître de conférences à l’Université de Lorraine et Nicolas Attenot. Ce dernier a été l’accompagnateur du projet au sein de l’Incubateur Lorrain, avant de devenir le président de Biolie. "J’ai une formation d’ingénieur chimiste, explique-t-il. Le projet m’a tellement plu que j’ai proposé de partir dans l’aventure pour gérer la partie business et commerciale. En janvier 2012, nous avons créé la société Biolie pour exploiter la technologie via une licence de brevet concédée par l’Université de Lorraine." L’entreprise a notamment bénéficié du soutien de la Région Lorraine, de l’Ademe, d’Oséo et du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER).

 
Une start-up à la recherche de fonds pour passer en phase industrielle
 

L’innovation du procédé repose sur l’extraction enzymatique, connue depuis 50 ans, mais ciblée à l’aide de cocktails spécifiques d’enzymes et adaptée aux végétaux à traiter. "Il a fallu un gros travail de développement pour arriver à des rendements d’extraction d’huile pertinents pour les marchés", souligne Nicolas Attenot. De plus, l’extraction produit une phase aqueuse, riche en molécules d’intérêt (phénols, sucres, protéines, etc.), et une fraction solide (tourteau) qui est également riche en protéines et métabolites secondaires. "Une seule étape permet de fractionner le végétal pour aboutir à plusieurs produits que l’on peut positionner sur différents marchés", assure Nicolas Attenot. Les cibles sont les marchés Nutrition et Santé : nutrition animale et végétale, marché alimentaire, nutraceutique et cosmétique. Le modèle économique mixte consiste à développer la technologie pour un client avec l’objectif de produire pour son compte. Biolie cherche aujourd’hui des fonds pour louer un bâtiment industriel et monter une ligne de production dans l'agglomération nancéenne.

 

 

© Photo : natuska106 - Fotolia.com