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Le 24/05/2011

LEM3 : développer un langage commun entre la mécanique et les matériaux

Le LEM3 (laboratoire d’étude des microstructures et de mécanique des matériaux) est issu de la fusion du Laboratoire d'étude des textures et application aux matériaux (LETAM) et du Laboratoire de physique et mécanique des matériaux (LPMM). Les ambitions de la nouvelle entité avec Laszlo Toth, son directeur.

 

 

Eurêka.Lorraine : Pourquoi cette fusion ?
Laszlo Toth :
La raison principale est la complémentarité des 2 laboratoires. Mécaniciens et experts des matériaux appartiennent néanmoins à deux mondes différents et parlent des langues différentes. Nous allons à présent développer un langage commun. Nous avons constitué 6 équipes dont les membres sont issus des 2 anciennes entités. La réunion de ces compétences va nous permettre de développer une expertise unique au niveau mondial. Les collaborations existaient déjà entre ces labos depuis une vingtaine d’années mais nous ne pouvions pas réellement mutualiser équipements et compétences. UMR labellisée par le CNRS, le LEM3 compte désormais 150 personnes dont 65 chercheurs et 60 doctorants. D’ici 2014, tous seront regroupés au Technopôle, sur un pôle de Mécanique des Matériaux commun à l'UPV-M, aux Arts et Métiers ParisTech et à l'ENIM.

 

Quels sont les axes de recherches de la nouvelle entité ?
Les 6 équipes partagent 4 thématiques. La première concerne l’observation et la modélisation de la microstructure. Nous allons prochainement acquérir un microscope Dual-Beam pour la recherche en microscopie 3D. Le LEM3 s’intéresse également à la mécanique des matériaux à toutes échelles : de l’atome aux dimensions macroscopiques du génie civil. La mise en forme et la transformation de la matière est la troisième thématique transversale. Je travaille personnellement sur des procédés d’"hyperdéformation" : ils permettent de modifier la microstructure du matériau et de lui donner des propriétés exceptionnelles sans changer les dimensions de la pièce. Nos recherches concernent enfin le génie civil et les géo-matériaux. Nous étudions par exemple le comportement du granit et du béton dans des conditions extrêmes comme des impacts à grande vitesse.

 

Vos liens avec le monde industriel ?
A l’exception des géo-matériaux, nous travaillons essentiellement sur les matériaux métalliques. Notre activité intéresse donc tout particulièrement l’industrie métallurgique. Nous avons passé de nombreux contrats avec Arcelor Mittal ou Alcan. L’équipe MeNu (Mécanique Numérique) travaille par exemple sur des procédés de laminage de tôle de très faible épaisseur, M2CE (Mécanique et Matériaux en Conditions Extrêmes) sur l’usinage à grande vitesse… Nimesis Technology, star-up issue du LPMM, développe des applications utilisant les alliages à mémoire de forme. Nous souhaitons encore renforcer nos interactions avec le monde industriel, notre implication dans la nouvelle plateforme (PM)² (Voir ci-dessous) va y contribuer.

 

    (PM)² : développer la recherche et le transfert dans le domaine des procédés, de la mécanique et des matériaux
La connaissance des mécanismes d'action des contaminants au niveau individuel et la réponse des organismes, des populations, et par voie de conséquence, celle des communautés, s'inscrivent dans un continuum écotoxicologie-écologie qui pose les fondements de la démarche intégrée que propose le LIEBE...


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